Elevé dans une veine hip hop, Moineau est un ingrédient actif des cercles slam, qu’il a découvert par hasard dans un café lillois.
« Du rap sans musique ? Non, mieux que çà. »
Pour Moineau, le slam restaure la musicalité d’une poésie devenue trop figée, trop scolaire, embourbée dans ses codes» Il recrée un univers libre, où le verbe et l’interprétation se moquent des règles et codes du langage, et où s’épanouit l’insoumission des individus en toute liberté.
A la révolte des codes littéraires et des individus, s’ajoute celle les frontières entre les genres artistiques.
A douze ans, aucune différence de taille pour lui entre les illustres auteurs du XIXe siècle, et les enragés de Public Enemy, de NTM, de La Rumeur, qu’il découvre par la veine du Poum Tchak (variante du hip hop).
Aujourd’hui, il participe activement aux sessions ciné-slam (réalisations de films musico-poétiques, sortes de « film-slam »), en partenariat avec Bardamubu.
Il n’a pas non plus abandonné le hip hop, et continue à faire des concerts.
En cela, il défend sa conception d’un « art total », où l’artiste lie entre elles différentes sortes de pratiques (musique, peinture, cinéma »).
écoutez Moineau :
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